La frontère entre l'utile et l'indispensable est mince et parfois les détails prennent une importance capitale. Dans la recherche de l’appât ultime les différentes décennies ont apportées leurs lots de recettes empiriques.

Un des aspects jamais abordés est celui du métabolisme et du catabolisme, pourtant essentiels.

Contrairement à l’homme, chez les animaux sauvages la prise de nourriture ne répond pratiquement qu’a des besoins physiologiques.

La prise volontaire d’aliments dépend de différents stimuli, en particulier ceux de l’hypothalamus qui gère la sensation de faim et de satiété.
Les neurotransmetteurs y tiennent donc une place capitale.Les éléments énumérés ci-dessous ne sont là que pour vous éclairer sur l’importance de la présence d’un élément dans les appâts.

CHAPITRE I : LES MINERAUX

LE CALCIUM
Action métabolique A côté de son rôle évident dans la constitution du minéral osseux et des dents, le Calcium est l'activateur de nombreuses enzymes. Sur le Système Nerveux Central, le Calcium exerce une série d'actions conjointes avec le Magnésium et le Potassium. D'une part, le Calcium est transporté dans les membranes des cellules par le Magnésium, d'autre part, il active avec ces deux minéraux plusieurs réactions enzymatiques qui règlent l'activité cérébrale et le fonctionnement du neurone, notamment : la libération de neuromédiateurs, la transmission de l'influx nerveux et la tonicité des muscles .Dans Système Digestif, le Calcium, le Magnésium et le Potassium sont présents dans les sels biliaires et ils activent les enzymes pancréatiques (Trypsine, Chymotrypsine et Lipase). Ensemble, ils jouent un rôle essentiel dans l'hydrolyse des graisses.La présence du Calcium permet le transport de la Vitamine B12 dans les cellules de la paroi intestinale où cette vitamine est métabolisée. La résorption du Calcium nécessite la présence de la vitamine D. Dans certaines circonstances (cfr ci-dessous), le Fer, le Chrome, le Cuivre, le Manganèse et le Zinc entrent en compétition avec le Calcium puisque sa biodisponibilité est réduite en cas d'apports excessifs de ces éléments.
 LE CHROME
Action métabolique Le chrome intervient dans le métabolisme du glucose et la synthèse des acides gras. Le raffinage du sucre et de la farine supprime le chrome présent à l’origine dans ces aliments.
 LE FER
Action métabolique Le Fer est avant tout le métal qui apporte l'oxygène à toutes les cellules. Par l'intermédiaire des métalloprotéines (Hémoglobine, Transferrine, Ferritine, etc...), le Fer transporte l'oxygène dans les cellules et évacue le gaz carbonique. Par l'activation des enzymes (catalases et péroxydases), il assure le métabolisme de la cellule. Par la myoglobine, le Fer assure la respiration des muscles. Ce minéral intervient dans la formation du sang.

LE MAGNESIUM
Action métabolique Le Magnésium intervient, avec la Calcium, dans le fonctionnement des neurones: dans l'activité cérébrale, la transmission de l'influx nerveux et la contraction des muscles. Au niveau des muscles striés, l'action du Magnésium et du Calcium nécessite la présence du Potassium. Ensemble, ils activent les enzymes pancréatiques : Trypsine, Chymotrypsine, Lipase, et sont présents dans les sels biliaires. Ces trois minéraux jouent ainsi un rôle essentiel dans l'hydrolyse des graisses.Conjointement, le Magnésium, le Zinc et la Vitamine B6 sont nécessaires à la synthèse des prostaglandines, à partir des acides gras essentiels. Le Magnésium active la phosphatase alcaline, l'enzyme principale du métabolisme des glucides. Ce minéral conditionne la transformation de toutes les Vitamines B en coenzyme - leur forme active. L'absorption du Magnésium est inhibée par : un excès de Calcium et de phosphore, les graisses animales et les phytates végétaux; par contre elle est favorisée par la Vitamine D et le Fluor.L'excès de Magnésium diminue l'absorption du Fer et du Manganèse, et inversément.
 
LE MANGANESE

Action métabolique Le manganèse intervient dans l’activité de nombreuses enzymes impliquées dans la protection des cellules contre les radicaux libres. Il participe aussi à la synthèse du tissu conjonctif, à la régulation du glucose, au métabolisme des graisses. En association avec le PABA, il stimule l’hypophyse. Le manganèse participe à la formation d’acétylcholine un neuromédiateur d’une importance capitale. Des doses importantes de calcium et de phosphore augmentent les besoins en manganèse.

LE PHOSPHORE
Action métabolique Il joue un rôle majeur dans le métabolisme du calcium. Le phosphore est aussi l’un des constituants de la membrane cellulaire ; il fournit à la cellule de l’énergie sous la forme d’adénoside triphosphate (ATP). Il est essentiel à la synthèse des phospholipides, tels que la lécithine, qui transportent les graisses à travers le corps. Le phosphore est un des constituants des nucléoprotéines qui transportent notre code génétique. Il entre aussi dans la composition de la myéline, une substance qui recouvre les nerfs. Les carences sont parfois asymptomatiques, mais elles sont rares. Le sucre perturbe l’équilibre calcium/phosphore. Le calcium et la vitamine D facilitent l’assimilation du phosphore.
LE POTASSIUM
Action métabolique Le Potassium est le principal métal du liquide intracellulaire. Sa concentration dépend de celles du Sodium et du Calcium. Ce métal est l'activateur de nombreuses enzymes. En activant les enzymes qui hydrolysent les glucides et règlent le stockage du glycogène, il joue un rôle important dans la production d'énergie. Comme le Phosphore et le Magnésium, le Potassium contribue à la transmission de l'influx nerveux. Avec le Calcium et le Magnésium, il est présent dans les sels biliaires et active l'hydrolyse des graisses par la lipase et la bile. Le Potassium est donc utile dans les insuffisances hépatiques.Le Potassium exerce une action vasodilatarice directe et abaisse ainsi la tension artérielle. La propriété spasmolytique de ce métal s'exerce principalement au niveau des artérioles. Le potassium du corps a une action sur l’excitabilité neuromusculaire, la régularité du rythme cardiaque et la teneur en eau de l’organisme. Il contribue également au métabolisme des protéines. Il participe au maintient de l’équilibre sodium/potassium et stimule la sécrétion d’insuline.

CHAPITRE II : LES OLIGO-ELEMENTS

LE CHROME
Action métabolique Le principal effet métabolique du Chrome est de potentialiser l'insuline (avec le Manganèse), et donc d'améliorer la tolérance au glucose. Par son action sur le métabolisme des glucides, entraînant une baisse des taux d'insuline, le Chrome réduit la lipogenèse.

LE CUIVRE
Action métabolique C'est au niveau cutané que le Cuivre joue son rôle principal en activant trois enzymes-clés :- une enzyme anti-radicalaire, la super-oxyde-dismutase à Cuivre et à Zinc (CuZnSOD) située dans les mitochondries, surtout au niveau du derme. Cette enzyme, riche en Cuivre et en Zinc, va réduire les super-oxydes, ou radicaux libres, responsables d'une série de réactions pathologiques, telles que l'inflammation, l'infection, etc.- deux autres enzymes-clés de la peau : l'une qui entre dans la synthèse de l'élastine et du collagène du derme. Le Cuivre intervient également, en liaison avec le Zinc, dans la régulation des phénomènes inflammatoires et allergiques, surtout au niveau du derme. Ensemble, ils déclenchent la biosynthèse de certaines prostaglandines antiagrégantes et vasoconstrictrices, au départ des acides gras essentiels. Cet oligo-élément conditionne le métabolisme du Fer et la production d'hémoglobine et joue un rôle important, avec ce métal, dans le fonctionnement du système immunitaire, et notamment dans la synthèse des anticorps et dans l'activation de la Vitamine C, assurant ainsi la défense contre les infections et les toxines exogènes.  LE LITHIUM
Action métabolique Le Lithium exerce de nombreux effets sur le Système Nerveux Central, les glandes endocrines, le tube digestif et les muscles. Au niveau du Système Nerveux Central, cet oligo-élément ralentit les échanges membranaires des amines cérébrales, (par exemple la sérotonine, le tryptophane, la noradrénaline), et la transmission synaptique de l'impulsion nerveuse, ce qui explique ses effets tranquillisants et myorelaxants. Cette action nécessite des taux sanguins adéquats en Calcium et Magnésium. A faible dose, le Lithium accroît la synthèse du glycogène et son transport dans le cerveau et dans les muscles. Le Lithium est donc indispensable à leur bon fonctionnement, mais à fortes doses, cette action est inhibée.

LE MANGANESE
Action métabolique Le Manganèse se classe parmi les métaux dits "de transition" : une valence variable lui permet de former des complexes avec de nombreux composés organiques et d'activer de nombreuses réactions d'oxydo-réduction.Le Manganèse active une enzyme anti-radicalaire, la super-oxyde-dismutase à Manganèse (Mn-SOD), localisée dans les mitochondries des cellules cutanées. Cette enzyme inhibe les superoxydes, ou radicaux libres, qui peuvent accélérer une série de réactions pathologi ques, telles l'inflammation, l'infection, l'ischémie, le vieillisement, l'allergie etc. Cet oligo-élément intervient dans la synthèse des muco-polysaccharides, entre autres, les protéoglycanes et la chondroïtine, qui sont les constituants essentiels du cartilage. Il est donc indispensable au bon état des articulations. Au niveau du métabolisme des glucides, le Manganèse semble exercer une action hypoglycémiante. Au niveau du métabolisme des lipides, cet oligo-élément active une enzyme qui intervient dans la synthèse du cholestérol.

LE SELENIUM

Action métabolique Le Sélénium entre dans la constitution de nombreuses enzymes et protéines qui règlent le métabolisme cellulaire notamment d'une enzyme-clé de ce métabolisme : la glutathion-péroxydase, qui neutralise, par une action conjointe avec la Vitamine E, les radicaux libres et les péroxydes organiques. Cet oligo-élément est un anti-oxydant spécifique des minéraux.Le Sélénium protège également la cellule contre les effets toxiques des métaux lourds, notamment l'arsenic, le cadmium, le mercure, le plomb. Le Sélénium participe à la modulation d'enzymes engagés dans les processus de métabolisation des substances xenobiotiques, potentiellement cancérigènes. L'absorption du Sélénium est diminuée par un excès de Zinc ou par un excès de Vitamine C à haute dose, mais une faible dose de cette vitamine l'augmente. La plupart des levures ont une affinité naturelle pour le Sélénium et sont une source importante de cet élément. La levure organique de Sélénium est obtenue par culture d'une levure sur un substrat riche en Sélénium. Au cours de sa multiplication cellulaire, la levure absorbe du Sélénium.Par rapport au sélénite de sodium, la levure organique assure un meilleur transfert du Sélénium dans les cellules en présence de Vitamine C. Notons que cette vitamine, à dose élevée, perturbe la résorption du Selenium.

LE ZINC
Action métabolique. En liaison avec la Vitamine A et la Vitamine B6, le Zinc joue un rôle essentiel dans la synthèse des kératines, assurant ainsi la santé de la peau et des phanères.Le zinc a une importance biochimique considérable. Il participe à la synthèse des protéines, de l’ADN et de l’ARN, est indispensable au développement des organes de la reproduction, entre dans la composition de 200 enzymes, gouverne la capacité de contraction des muscles, favorise la régulation du taux de sucre dans le sang et la sécrétion de l’insuline. Le zinc est aussi un puissant antioxydant qui participe au fonctionnement du système immunitaire, accélère la guérison des blessures, maintient les capacités visuelles, gustatives et olfactives. Le Zinc intervient dans la multiplication cellulaire, et donc accélère la cicatrisation. Il intervient dans toutes les grandes chaînes métaboliques. Le Zinc est l'activateur de la thymuline, une des hormones qui stimulent les fonctions immunitaires, ce qui explique son importance dans la lutte contre l'infection. La biodisponibilité du Zinc est diminuée par un excès de Cuivre, de Calcium, d'acide folique ou de phytates. Un excès de Zinc diminue l'absorption du Manganèse et inversément.

CHAPITRE III : LES VITAMINES

NOTE PRELIMINAIRE Toutes les vitamines du groupe B nécessitent la présence de Magnésium.

LE b-CAROTENE (PRO-VITAMINE A, PRO-RETINOIDE)

Action métabolique Le ß-Carotène possède une action anti-oxydante, comme la Vitamine A, mais, contrairement à celle-ci, il est dépourvu de toxicité.Pour être utilisable, le béta-carotène doit d’abord être transformé en rétinol en présence de graisses. Le bêta-carotène est un puissant antioxydant (supérieur à la vitamine A) Il neutralise l’un des radicaux libres les plus toxiques : l’oxygène singulet.En stimulant le système immunitaire et en liaison avec les Vitamines E et C, le ß-Carotène améliore la réponse aux agressions microbiennes et protège la cellule contre des tumeurs variées, y compris le cancer.
LA VITAMINE B1 : THIAMINE (ANEURINE)
Action métabolique Vitamine antinévritique. Rôle-clé dans le métabolisme énergétique, en particulier, dans le métabolisme des glucides. La Vitamine B1 intervient dans les réactions de décarboxylation.La thiamine joue, au niveau cellulaire un rôle important dans la production d’énergie. Lorsque l’organisme est déficitaire en thiamine, la production biologique d’énergie (à partir du sucre et du glucose) diminue et le sang se charge d’acide lactique. La thiamine joue aussi un rôle dans la transmission de l’influx nerveux. Les réserves en thiamine sont limitées ; il faut apporter au moins 1 mg par jour, sinon les réserves s’épuisent en une ou deux semaines. La thiamine est détruite par la chaleur et l’oxydation. Les autres vitamines du groupe B jouent le rôle de coenzyme et facilitent l’assimilation de la thiamine. Cette vitamine est transformée en triphosphate de thiamine, un neurotransmetteur essentiel.Comme pour toutes les Vitamine B, l'activité de la Vitamine B1 nécessite la présence de Magnésium.

LA VITAMINE B2 : RIBOFLAVINE
Action métabolique Cette vitamine intervient dans de nombreux systèmes enzymatiques : dans le cycle de Krebs, et dans le métabolisme des acides gras, des acides aminés et des glucides. Par sa participation à l'activité de la glutathion-réductase, la Vitamine B2 assure le métabolisme des globules rouges dans une action conjointe avec la Vitamine E et la Vitamine C. La Riboflavine participe au métabolisme des bases puriques, qui sont des composants de l'ADN et de l'ARN. La vitamine B2 craint la lumière, c’est une autre vitamine essentielle à la production d’énergie : elle participe à la synthèse des glucides, des graisses et des protéines.

LA VITAMINE B3 ou PP : NIACINE, ACIDE NICOTINIQUE
Note Préliminaire
La Vitamine B3 comprend deux composés chimiquement très voisins : l'Acide Nicotinique et la Nicotinamide, qui ont la même action métabolique. Les appellations Vitamine PP (Pellagra Preventing Vitamin), ou niacine, sont plus correctes que "Vitamine B3", cependant, par souci de simplification, la littérature emploie cette dernière appellation.
Action métabolique La Vitamine B3 intervient dans un grand nombre de déshydrogénases productrices d'énergie. Elle active la lipolyse, la glycolyse et le cycle de Krebs. L'effet hypolipémiant de l'Acide Nicotinique à haute dose, 3 g par jour, est bien connu. En augmentant le HDL-cholestérol, la Vitamine B3 a un effet protecteur cardio-vasculaire. Par son action vasodilatatrice au niveau des artérioles. La vitamine PP joue un rôle crucial dans la production d’énergie, la transmission de l’influx nerveux et la synthèse de certaines hormones (œstrogènes, testostérone, progestérone, cortisone, insuline, thyroxine). La vitamine PP peut être produite dans l’organisme à partir du tryptophane, un acide aminé, à condition que la flore intestinale soit saine et que l’alimentation fournisse par ailleurs suffisamment de vitamines B2 et B6 et de protéines. Contrairement à d’autres vitamines B, la vitamine PP peut être stockée dans le foie.
LA VITAMINE B5 : ACIDE PANTOTHENIQUE
Action métabolique
La Vitamine B5 joue un rôle essentiel dans la production d'énergie musculaire. La quasi-totalité de l'acide pantothénique est stockée dans les globules rouges, sous forme de coenzyme A. Celle-ci est diffusée dans les cellules, sous forme d'acétyl-coenzyme A, qui est le transporteur de la L-Carnitine, qui elle-même transporte les acides gras à longue chaîne vers les mitochondries, où ils sont oxydés pour produire de l'énergie.L'acétyl-coenzyme A est un intermédiaire métabolique essentiel : elle intervient dans le catabolisme des glucides, des lipides et de certains acides aminés et elle participe à la synthèse du cholestérol. L'acide pantothénique est indispensable au bon fonctionnement de la peau et surtout des cheveux. Lors d'une carence grave provoquée chez le rat, on assiste à une chute des phanères. L’acide pantothénique est essentiel à la synthèse du cholestérol, des graisses, des anticorps et de l’acétylcholine. La vitamine B5 joue ainsi un rôle dans le développement et le bon fonctionnement du système nerveux central et favorise la production d’énergie. L’acide pantothénique est essentiel à la croissance des tissus. Une carence en vitamine B5 diminue le taux de sucre dans le sang (sensation de fatigue) et la production d’adrénaline (augmentation du stress).

LA VITAMINE B6 : PYRIDOXINE
Action métabolique
La Vitamine B6 joue un rôle dans de nombreux métabolismes, principalement dans celui des acides aminés. La Pyridoxine est le coenzyme d'une soixantaine d'enzymes qui synthétisent, oxydent, transfèrent ou catalysent des acides aminés, notons : les transaminases, pour la synthèse et la dégradation des acides aminés; les décarboxylases, qui forment des amines neuromédiatrices, à partir des acides aminés (histamine, adrénaline, dopamine, GABA etc); les transférases, qui transforment deux acides aminés en un autre composé, par exemple Sérine + Thréonine = Glycocole.Une autre action importante de la Vitamine B6 est son intervention dans le métabolisme du glucose au niveau des muscles, en liaison avec de nombreuses vitamines. En association avec le Zinc et la Vitamine A, la Vitamine B6 entre dans la synthèse de la Kératine, indispensable à la santé de la peau et des phanères. Comme pour toutes les Vitamine B, l'activité de la Pyridoxine nécessite la présence de Magnésium, mais la Vitamine B6 est en plus une vitamine d'épargne de ce minéral. La vitamine B6 est un puissant antioxydant, qui contribue à débarrasser l’organisme des substances toxiques que nous absorbons. Elle intervient aussi dans le métabolisme des acides aminés et permet la synthèse des neuromédiateurs. La vitamine B6 joue également un rôle important dans la conversion du glycogène en glucose et la fourniture de l’énergie à l’organisme. Enfin, le bon fonctionnement du système immunitaire dépend en partie de la vitamine B6. Elle est détruite par la chaleur, la lumière (précautions de stockage et de consommation), la pasteurisation, le raffinage des céréales et en partie par la cuisson. L’alcool, certains médicaments et surtout la pilule sont des ennemis de la pyridoxine. Des doses importantes de B6 peuvent entraîner un déficit en magnésium. 

VITAMINE B8 ou H : BIOTINE
La biotine participe au métabolisme des protéines, des graisses et des hydrates de carbone, ainsi qu’à la synthèse de la vitamine B12 et de l’acide folique. La biotine provient de deux sources : l’alimentation et la flore intestinale.

LA VITAMINE B9 OU M : ACIDE FOLIQUE
Action métabolique
Le rôle principal de la Vitamine B9 est d'activer, en liaison avec la Vitamine B12 la synthèse des bases puriques, et donc celles de l'ADN et de l'ARN, les "messagers génétiques" de la structure et de la fonction de chaque cellule de l'organisme. L'Acide folique joue un grand rôle dans le développement cellulaire, surtout au niveau du Système Nerveux Central. La Vitamine B9 est impliquée dans la synthèse des protéines et de certains acides aminés, notamment de la méthionine, à partir de l'homocystéine. Protège contre l'anémie mégaloblastique. Son absorption est améliorée par le Zinc, sans être réciproque. L’acide folique est essentiel à la synthèse de l’ADN et des acides aminés. Il participe à la formation des globules rouges. L’acide folique est sensible à la chaleur et à la lumière. La prise de vitamine C augmente l’excrétion d’acide folique. 
LA VITAMINE B12 : CYANOCOBALAMINE
Action métabolique
La Vitamine B12, intervient dans la synthèse de l'ADN et l'ARN, en liaison avec la Vitamine B9. Cette vitamine est indispensable à tous les tissus dont le taux de multiplication est élevé. C'est un facteur anti-anémique (anémie pernicieuse). La Vitamine B12 est inactivée par la Vitamine C, à haute dose, les acides et les bases, sa résorption sera meilleure à l'écart des repas et des médicaments. Notons que dans une alimentation normale, les pertes ne dépassent pas 20%.La vitamine B12 est nécessaire à la synthèse de l’ADN, au fonctionnement du système nerveux et à la reproduction cellulaire. Elle possède un important pouvoir antioxydant La vitamine B12 est la vitamine anti-fatigue par excellence. La B12 est un anabolisant naturel. L’assimilation de la B12 n’est pas parfaite. 

LA VITAMINE C : ACIDE L-ASCORBIQUE
Action métabolique
Action anti-oxydante : avec la Vitamine A et la Vitamine E, l'Acide L-Ascorbique neutralise les radicaux libres et les nitrosamines (composés cancérigènes). La Vitamine C active la synthèse du collagène des tissus lésés. Cette vitamine participe, conjointement à la Vitamine E et B2, à l'activité de la glutathion-réductase, qui assure le métabolisme des globules rouges. Ces trois vitamines et le sélénium activent l'absorption et la fixation du Fer. Intervient dans la synthèse des hormones stéroïdiennes et des catécholamines.La Vitamine C diminue la sensibilité à l'histamine, donc diminue la susceptibilité aux allergies. Elle améliore la résistance aux infections, en activant les réactions immunitaires, au niveau des lymphocytes et des polynucléaires neutrophiles. A dose élevée, la Vitamine C diminue la résorption du Cuivre et du Sélénium. A faible dose, elle les augmente. Elle est apparemment sans action sur les autres métaux.La Vitamine C synthétique, ou Acide L-Ascorbique possède la même structure moléculaire et les mêmes propriétés que la Vitamine C naturelle.  LA VITAMINE E : a-TOCOPHEROL
Action métabolique
La Vitamine E à une action anti-oxydante conjointement avec la Vitamine A, C et le Sélénium. Des études récentes montrent qu'un déficit en Vitamine E s'accompagne d'une plus grande exposition au cancer, aux maladies cardiovasculaires et à la cataracte. Vitamine E, Vitamine C et ß-Carotène en synergie réduisent la péroxydation des lipides. Ces trois antioxydants agissent à des niveaux différents du métabolisme oxydatif des lipides.

CHAPITRE IV : LES PARAVITAMINES
LA CHOLINE La choline est considérée comme une substance vitaminique, apparentée aux Vitamines B.
Cette substance est un des constituants principaux de la lécithine. Elle est également présente telle quelle dans les protéines. Notre organisme peut la synthétiser à partir de la méthionine, avec intervention de l'acide folique et de la Vitamine B12. La choline intervient dans de nombreux systèmes métaboliques comme donneur de méthyle. C'est avant tout une substance cholagogue : elle augmente la contractilité de la vésicule biliaire et facilite ainsi sa vidange. Elle aurait également une action cholérétique, c'est-à-dire qu'elle stimulerait l'excrétion de bile par les cellules hépatiques. Par cette action, elle empêche l'accumulation des lipides dans le foie. La choline est transformée en acétylcholine, qui est un important médiateur de l'influx nerveux et un stimulant de la fonction cérébral. Il s’agit d’une vitamine du groupe B aux propriétés lipotropes (émulsifiant des graisses). Elle s’oppose a l’accumulation des graisses dans le foie. La lécithine de soja contient inositol et choline. La choline a tendance à augmenter le taux de phosphore dans le corps ; il est donc conseillé de suplémenter en calcium pour restaurer l’équilibre calcium/phosphore. 

L'INOSITOL
L'Inositol est une substance vitaminique, apparentée aux vitamines du groupe B. Parfois appelée Vitamine B7, l'Inositol améliore le métabolisme des lipides et augmenterait la fraction HDL du cholestérol. L'Inositol est associé avec l'acide nicotinique (Vitamine B3), sous forme de nicotinate d'inositol, dont les propriétés vasodilatatrices sont bien connues. Le nicotinate d'inositol est, en outre, fibrinolytique et hypocholestérolémiant.

L'ACIDE PARA AMINO BENZOIQUE
Le PABA est considéré comme une substance vitaminique du groupe B agissant au niveau de la flore microbienne intestinale pour activer la production d'acide folique. Souvent incorporé dans des préparations toniques ou polyvitaminées, le PABA semble jouer un rôle dans la formation des globules rouges. C'est une autre vitamine du groupe B, aux propriétés antioxydantes. Le PABA stimule la synthèse de l’acide folique dans les intestins et participe à l’assimilation de l’acide pantothénique. Associé au manganèse, il stimule l’hypophyse. Il protège également les membranes cellulaires des attaques des radicaux libres.

LA RUTINE
La Rutine est une flavonoïde naturelle douée d'une action vitaminique P. En diminuant la fragilité et la perméabilité anormale des capillaires, avec l'intervention des Vitamine C et B5, elle a une action hémostatique indirecte et diminue la tendance hémorragique, sans effet sur la coagulation sanguine. La Rutine est une "pseudovitamine" destinée à renforcer le terrain capillaire. Ses effets ne se font sentir qu'après quelques semaines d'imprégnation. Avec son pouvoir d'épargne de la Vitamine C, la Rutine intervient dans son recyclage partiel après qu'elle ait été catabolisée.

CHAPITRE V : Les plantes

L’AIL
Action métabolique
L'ail est une panacée reconnue depuis l'antiquité. Sa renommée a défiée les temps, l'évolution de la médecine. Elle est à la fois curative et préventive. En effet, riche en éléments soufrés, iode, silice, ajoène, etc. l'ail contient aussi de l'allicine qui stimule la circulation sanguine et tue les bactéries. Il contient 17 acides aminés, germanium, calcium, cuivre, zinc, potassium, magnésium, sélénium, zinc, vitamines A, B 1 et C, des acides gras essentiels (Vitamine F) et des douzaines de composés antioxydants. Enfin c’est un des rares épices à posséder des capacités de neurotransmission.  

LE BERBERIS
Action métabolique
La berbérine et l'oxyacanthine sont des alcaloïdes amers, toniques de l'estomac et de la sécrétion biliaire. La berbérine augmente le tonus de l'intestin, son action est cholagogue.

LE FENUGREC
Action métabolique
Le fénugrec est un puissant fortifiant et stimulant général en cas d'asthénie, dénutrition, anémie. C’est aussi un stimulant de l’appétit redoutable.
La graine de fenugrec possède des propriétés :
- stimulante neuro-musculaire et du métabolisme général, apéritive et orexigène (qui donne de l'appétit),régulatrice des sécrétions pancréatiques, notamment celle de l'insuline, tonifiant, stimulant de la digestion, favorise la prise de poids, effet hypoglycémiant (dû à un alcaloïde, la trigonelline), hypolipidémiant, régule le taux d'insuline,

LA SPIRULINE
Petite
algue des lacs d'eau douce alcaline de montagne. Origine : Tchad et Mexique. La Spiruline californienne est d'excellente qualité.
Constituants principaux Nombreux acides aminés, surtout acide glutamique, phénylalanine, acide aspartique, arginine, leucine et valine. Vitamines : B1, B2, B12, E, ß-Carotène, Acide Nicotinique précurseur de la Vitamine PP. Sels minéraux et oligo-éléments, surtout Fer, Magnésium, Potassium et Chlore. Exempte d'Iode.
Action métabolique La Spiruline apporte de nombreux acides aminés, des sels minéraux, vitamines et oligo-éléments. Elle permet ainsi de compenser les carences d'un régime désé-quilibré, ou déficient en certains éléments. La Spiruline est un bon supplément nutritif généralC’est une source rare d'acide Gamma-linolénique d'acide gras et contient beaucoup d'acides aminés comprenant l'alanine (8%), l'arginine (7.4%), l'acide aspartique (10.2%), la cystine (0.9%), l'acide

glutamique (15.5%), la glycine (5.0%), l'histidine (1.6%), l'isoleucine (5.3%), la leucine (9.1%), la

lysine (5.2%), la méthionine (2.0%), la phénylalanine (4.5%), la proline (4.1%), la sérine (5.0%), la thréonine (5.0%), Trytophan (1.4%), la tyrosine (4.2%), la valine (6.0%).  LE TARAXACUM
Constituants principaux
Des actifs amers et de nombreuses enzymes.
Action métabolique La racine de pissenlit est amère, elle stimule les organes digestifs, l'estomac, le foie et la vésicule biliaire. Largement utilisée dans l'hypo-acidité gastrique, l'insuffisance hépatique, le manque d'appétit et la prévention des calculs biliaires, même si elle ne dissout pas les calculs. Elle est légèrement laxative. Le Taraxacum est un dépuratif dans les rhumatismes, la goutte et l'eczéma chronique. C'est un tonique général, utilisé dans les cures de printemps.
 LES POIVRES ET PIMENTS
Constituants principaux
Pipérine est capsaïcine,
Action métabolique Ces deux éléments provoquent une élévation du métabolisme général. Ils ont un effet vasodilatateur qui réduit les besoins en oxygène. Les poissons ne ressentent pas le piquant du piments car les récepteur qui produisent cette sensation sont absents chez lui.L’action principale se fait sur les recepteurs de la vanille. Toutefois en cas de surdosage la capsaïcine elle devient un neurotoxique.

CHAPITRE VI : LES ENZYMES

Note préliminaire Les enzymes sont les "acteurs" fondamentaux du métabolisme. Chaque type de cellule possède ses enzymes propres, capables, selon le cas, d'hydrolyser les protéines, de transformer les métaux en métalloprotéines, de synthétiser des hormones, d'activer des réactions d'oxydation, d'oxydo-réduction etc. Elles transforment les métabolites de la nutrition en aliments cellulaires.
L'AMYLASE
L'Amylase est une enzyme extraite du pancréas d'animaux. L'Amylase est présente, chez l'homme, dans la salive et dans le foie. Elle intervient dès le début de l'ingestion d'hydrates de carbone pour préparer leur digestion et leur métabolisme. Elle convertit ces hydrates de carbone en dextrines et en sucres, et synthétise le glucose à partir du glycogène. Elle est donc essentielle à la bonne assimilation des hydrates de carbone et, indirectement, à la production d'énergie et à l'activité musculaire. Elle est très peu présente chez les poissons.

LA BROMELASE
La bromelase est extraite de la tige d'ananas. Elle contient plusieurs enzymes protéolytiques et fibrinolytiques du groupe des bromélaïnes. La Bromelase possède plusieurs actions :- la Bromélase hydrolyse les protéines en protides simples, protéoses et peptones, qui sont métabolisables pour la production d'acides aminés, d'hormones, d'autres enzymes etc.

LA PAPAINE
La papaïne est extraite du jus du fruit de la papaye non mûre.Elle contient deux enzymes protéolytiques : la papaïne et la chymopapaïne. De même que la Bromélase, la Papaïne hydrolyse les protéines en protides simples, protéoses et peptones, qui sont métabolisables pour la production d'acides aminés, d'hormones, d'autres enzymes etc... Son activité protéolytique est plus puissante et plus stable que celle des enzymes d'origine animale : cette activité se maintient en milieu acide et en milieu alcalin (de pH 4,8 à pH 8). En outre, elle résiste mieux aux acides gastriques mais se révèle très sensible à la chaleur et à l'air. De récentes études montrent une activité protéolytique particulière, la Papaïne favoriserait la production de deux acides aminés importants dans l'organisme : la leucine et la glycine.  LA LIPASE
La
lipase est une enzyme lipolytique extraite du pancréas d'animaux. Chez l'homme, cette enzyme, sécrétée par le pancréas et le foie, a la propriété d'hydrolyser les graisses alimentaires en glycérol et en acides grasqui seront ensuite oxydés ou stockés en fonction des besoins.

LA PANCREATINE
La Pancréatine contient différentes enzymes pancréatiques dont la Trypsine, la Lipase et l'Amylase. Ces enzymes augmentent la digestion des protéïnes, de l'amidon et des graisses dans le tractus gastro-intestinal, principalement dans le duodénum et le jéjunum. L'activité de cette enzyme est plus importante en milieu neutre ou légèrement alcalin. La Trypsine et l'a-Chymotrypsine inhibent la formation d'hématomes et d'oedèmes inflammatoires et facilitent leur résorption.

CHAPITRE VII : LES ACIDES AMINESLES ACIDES AMINES 

Après l’eau, les protéines (qui sont constituées par les acides aminés) sont les substances les plus nombreuses que l’on trouve dans le corps. Les protéines rentrent dans la composition de virtuellement tous les composants de l’organisme : on les trouve dans les muscles et les tissus, mais aussi les enzymes, les hormones, le sang et les anticorps. Les protéines sont à la fois les matières premières et les pièces détachées du corps. Il les utilise pour s’auto-réparer et, comme source d’énergie.Notre alimentation actuelle nous procure généralement plus de protéines que nous n’en avons besoin. Le corps transforme les protéines en surplus en graisses et en glucides, s’il n’est pas capable de les utiliser. Un excès de protéines se traduit donc généralement par un excès de graisses dans le corps. Après avoir été assimilées et synthétisées par le corps, les protéines libèrent de l’urée et de l’ammoniaque, deux substances toxiques qui doivent être traitées et éliminées par le foie et les reins. Plus il y a de protéines, plus ces deux organes sont sollicités, parfois jusqu'à la défaillance.Les protéines sont elles-mêmes constituées de molécules appelées acides aminés. Les acides aminés sont ce qu’il reste des protéines après la digestion. L’organisme va les utiliser pour entretenir et réparer les cellules, construire de nouveaux tissus, fabriquer des enzymes... Les acides aminés se combinent entre eux sous forme de chaînes. Il existe des milliers de combinaisons possibles et chacune d’entre elles correspond à un type de protéine. 

LES 24 ACIDES AMINES

On connaît 24 acides aminés. Dix d’entre eux sont dits "essentiels" car ils ne peuvent pas être fabriqués par l’organisme des poissons  et doivent donc être apportés par l’alimentation. Les acides aminés sont composés de carbone, d’hydrogène, d’oxygène, d’azote, de soufre et de fer. Les dix acides aminés essentiels sont: Arginine, isoleucine, leucine, lysine, méthionine, phénylalanine, histidine, thréonine, tryptophane, valine. Les quatorze autres connus sont :acide glutamique , aspartique, alanine, asparagine,carnithine, cystéine,cystine,glutamine, glycine,  ornithine, proline, sérine, taurine, tyrosine. Pour que la synthèse des protéines soit complète, celles-ci doivent contenir simultanément (au cours du même repas) et dans les bonnes proportions les 10 acides aminés essentiels. Si l’un seulement de ces éléments est absent ou s’il est largement moins présent que nécessaire, la synthèse des protéines s’en trouve affectée. C’est pour cette raison que l’on considère souvent la cystine et la tyrosine comme essentiels car ils ne sont synthétisé par les carpes si et seulement si la méthionine et la phénylalanine sont présents en quantité suffisante on peut aussi ajouter la taurine soit 13 acides aminés essentiels. Les protéines qui contiennent ces acides aminés essentiels dans les proportions idéales sont dites " complètes " (œufs, lait de vache, poisson, fromage, viande, soja, levure de bière, germe de blé, céréales complètes, pollen). Les autres protéines sont dites "incomplètes". C’est en combinant des aliments à protéines incomplètes et des aliments à protéines complètes (au cours d’un même repas) qu’on peut optimiser l’apport des acides aminés essentiels.

LE TRYPTOPHANE
C’est un acide aminé essentiel qui est converti par l’organisme en sérotonine, une substance chimique du cerveau dont les effets calmants sont bien connus.

LA PHENYLALANINE
C’est un acide aminé essentiel qui est transformé par l’organisme en dopamine, noradrénaline et adrénaline, trois substances chimiques qui jouent un rôle majeur dans la transmission des impulsions nerveuses entre le cerveau et les cellules réceptrices de ces impulsion.

ARGININE ET ORNITHINE
Arginine et ornithine sont deux acides aminés très proches l’un de l’autre : l’arginine est constitué à partir d’ornithine et celle-ci est libérée dans le corps après l’assimilation de la première. Ces deux acides aminés stimulent la sécrétion d’hormone de croissance par l’hypophyse. L’hormone de croissance est cruciale car elle renforce le système immunitaire, accélère la cicatrisation, mobilise les graisses du corps et augmente leur combustion. L’ornithine aide l’insuline à jouer un rôle anabolisant (croissance musculaire). Ils jouent un rôle majeur dans les polyamines.

CYSTEINE ET CYSTINE
La cystéine est un acide aminé à base de soufre ; la cystine est la forme stable de la cystéine. La cystéine participe à la production du gluthation, un antioxydant majeur qui neutralise les radicaux libres. C’est un détoxiquant puissant. La cystéine s’oppose aux effets néfastes d’une production excessive d’insuline (hypoglycémie).

LA METHIONINE
C’est un Autre acide aminé à base de soufre. Comme la cystéine, la méthionine participe à la formation du gluthation (enzyme aux propriétés antioxydantes et anti-vieillissement). La méthionine à un pouvoir chélateur, c’est-à-dire qu’elle se combine avec des éléments toxiques (mercure, plomb), et les élimine du corps. La méthionine participe à la synthèse de la phosphatidycholine, qui joue un rôle crucial dans le maintien de la fluidité de la membrane cellulaire.

LA LYSINE Elle est souvent très défficiente dans l’alimentation des carpes.
La lysine est un acide aminé qui entre dans la composition de la carnitine, un autre acide aminé. La lysine participe à la formation des anticorps. L’organisme utilise aussi la lysine que lui apporte l’alimentation pour régénérer les tissus endommagés, fabriquer des protéines et des enzymes. 

L-CARNITINE
La fonction essentielle de la L-Carnitine est, en liaison avec l'Acétyl-coenzyme A, le transport des acides gras à longues chaînes vers les mitochondries, où ils sont oxydés pour produire de l'énergie, principalement au niveau des muscles du squelette et du myocarde.La L-carnitine est synthétisée dans l'organisme à partir de la cystéine et de la lysine, c'est un acide aminé non essentiel. Cette synthèse nécessite l'intervention du Fer et de nombreuses vitamines : C, B5, B6, B8 et B9. On comprend, dès lors, que sa production sera souvent compromise. Si l'un de ces éléments fait défaut, les réserves lipidiques seront moins converties en énergie. Seule la forme lévogyre possède cette action. La DL-carnitine est pratiquement inactive.

L’HISTIDINE
L’histidine est un précurseur de l’histamine dans le corps. L’histidine a un effet calmant sur le système nerveux et stimule la sécrétion gastrique.

ACIDE ASPARTIQUE
L’acide aspartique est un neuromédiateur. Il augmente la résistance à la fatigue.

LA TAURINE
La taurine est un dérivé d'acide aminé soufré, synthétisée par l'organisme, à partir de la cystéine, qui elle-même est synthétisée à partir de la méthionine. Ce processus nécessite l'intervention de nombreuses vitamines : C, B1, B5, B8 et B9, ce qui explique que sa production est souvent insuffisante. Plusieurs auteurs notamment G. Gaull en 1986 et Sturman en 1987, ont démontré que la synthèse de la Taurine peut être facilement altérée, par suite d'un déficit dans une des vitamines activantes. La Taurine intervient dans plusieurs systèmes métaboliques.Elle est également nécessaire à la rétention du Magnésium dans la cellule, pour le travail de la pompe à sodium (échanges cellulaires Sodium / Potassium). En liaison avec le Magnésium, la Taurine stimule l'action de la sérotonine dans le cerveau, et évite la surconsommation de glucides par les cellules cérébrales. La taurine permet de conjuguer les polluants alimentaires et de les éliminer par la bile. Cet acide aminé possède des propriétés anti-oxydantes, comme la Vitamine E. Des études chez l'animal ont montré que la Taurine combat l'arythmie et l'insuffisance cardiaque, mais ceci n'a pas été prouvé chez l'homme. La taurine améliore aussi l’élimination des déchets azotés. Elle a un effet hypoglycémiant en copiant l'insuline.

CHAPITRE VIII : LES PHOSPHOLIPIDES

LA LECITHINE
La
lécithine, extraite des fèves de soja, est un mélange complexe de phosphatides, de glycolipides, de phytostérols, de tocophérols, triglycérides et d'acides gras à concurrence de 59 à 63 %, dont 62 à 68 % acides gras polyinsaturés (56 à 60 % d'acide linoléique, 6 à 8 % d'acide linolénique). La Lécithine à une action lipotrope, hypocholestérolémiante et anti-agrégante.La Lécithine est riche en phosphatidylcholine jusqu'à 32 % de ses phospholipides, 20 à 25 % de phosphatidyléthanolamine et 8 à 14 % de phosphatidylinositol. Le taux de phosphatidylcholine est fonction de la qualité de la Lécithine, cette substance est cholagogue et cholérétique, elle est transformée en acétylcholine, qui est un stimulant de la fonction cérébrale, plus précisément de la faculté cognitive. On lui attribue un rôle dans plusieurs systèmes métaboliques : la lécithine contient de la lécithase, une enzyme qui intervient dans la synthèse des acides gras et dans l'hydrolyse des graisses. La lécithine est en partie métabolisée en acides aminés soufrés : cystéine, cystine et tryptophane. Celui-ci est un précurseur de la sérotonine, un neuromédiateur qui joue un rôle important dans la fonction cérébrale et dans la régulation des ingestions alimentaires.

LEVURE DE BIERE
La levure de bière est un champignon microscopique, donc un organisme vivant, qui se trouve sur la peau de certains fruits et dans le moût de bière. Elle présente un grand intérêt par sa richesse en acides aminés essentiels, vitamines et minéraux. La levure de bière revivifiable est la plus active, car elle garantie le meilleur taux de levures vivantes.

CHAPITRE IX : LES HUILES
Note préliminaire
Les huiles ci-dessous sont riches en acides gras essentiels poly-insaturés. Acides essentiels, signifie que l'organisme humain ne peut les synthétiser et qu' ils doivent être apportés par l'alimentation. Dans l'organisme, la péroxydation des acides gras poly-insaturés produit des radicaux libres. Ces acides gras doivent être protégés contre l'oxydation par l'apport conjoint de trois anti-oxydants qui agissent à des niveaux différents du métabolisme des lipides : le ß-Carotène, la Vitamine E et C.

L’HUILE DE GERME DE BLE
Constituants principaux
Huile riche en acides gras essentiels, poly-insaturés, entre autres : acide cislinoléique, acide oléique et l'acide g-linolénique. Dans les cellules, les acides linoléique et oléique sont métabolisés en acides gras de la série Oméga-6.L'acide g-linolénique produit des acides gras de la série Oméga-3, principalement l'E.P.A. et le D.H.A. (Acide Eicosa-Pentaénoïque et Acide DécosaHexaénoïque).
Action métabolique Les acides gras essentiels de la série Oméga-6 sont des composants de la membrane cellulaire. Conjointement, ces acides gras, le Magnésium, le Zinc et la Vitamine B6, interviennent comme précurseurs des prostaglandines et des leucotriènes. Ceux-ci exercent des effets vasodilatateurs, anti-agrégants, anti-inflammatoires et hypocholestérolémiants. Ils favorisent la libération des neuromédiateurs cérébraux.

L'HUILE DE POISSONS
Constituants principaux
L’huile de poisson est riche et en acides gras essentiels, poly-insaturés, de la série oméga-3 : l'E.P.A. et le D.H.A. (Acide Eicosa-Pentaénoïque et Acide Décosa-Hexaénoïque). Les huiles de poisson sont les plus riches sources en Vitamine A. Par contre elles sont pauvres en Vitamine E.
Action métabolique Exerce des effets bénéfiques sur le métabolisme des graisses : Les acides E.P.A. et D.H.A., sont directement résorbables, tels quels. Ils interviennent dans le métabolisme des lipides et exercent un effet hypocholestérolémiant. Leur action bénéfique sur le cholestérol, diminution des L.D.L. et augmentation des H.D.L., est bien documentée. L’huile de saumon est riche en certains acides gras essentiels polyinsaturés (EPA et DHA). Ainsi, la prise quotidienne d’huile de saumon contribue à faire diminuer le cholestérol, les triglycérides.  CHAPITRE X : LES VEHICULES PORTEURS
Note préliminaire
La fixation des métaux et des oligo-éléments sur des substances organiques, entre autres les orotates et les aspartates constitue un grand progrès par rapport aux liaisons de sels minéraux utilisées précédemment. Dans les métabolismes des nutriments, les substances organiques ont une influence marquée sur la biodisponibilité des métaux et des oligo-éléments. Contrairement aux chélates, les substances organiques n'incorporent pas le métal ou l'oligo-élément au sein de la molécule, mais le transportent vers les cellules cibles avec une biodisponibilité très élevée et une excellente tolérance.

L'ASPARTATE
Les acides L-Aspartique et DL-Aspartique sont également des acides aminés présents à l'état naturel dans l'organisme. Le L et le DL-Aspartate de Calcium sont des complexes "acide aminé / Calcium". Les aspartates sont réputés pour leur action stimulante. Les acides aminés participent à la synthèse du glucose, des protéines musculaires, à la production d'énergie et à la formation de l'A.T.P.

L'ETHYL-AMINO-PHOSPHATE, OU VITAMINE MI.
L'acide éthylaminophosphorique (ou phosphorylcolamine PPC) est également un acide aminé naturel. L'appellation Vitamine MI signifie Mineral Integrator. L'acide éthylaminophosphorique est un sel porteur parfaitement toléré, il assure un excellent transfert au travers de la membrane cellulaire.  

 

La plus grande partie des éléments cités sont tirés des études humaines et sont consultables en intégrale sur le site www.boulangerie.net Seule une partie est transposable aux poissons et leurs spécificités ont étés modifiées en conséquence.

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